Vous consultez ce document
sur La Page. Pour accéder au site du Ministère >>>>>>
Encart B.O. n° 16
Préparation de la rentrée 2002 :
dans les lycées d'enseignement général et technologique,
en lycée professionnel, dans les collèges, dans le
premier degré
Les liens ci-dessous renvoient au site du
Ministère
PRÉPARATION DE LA RENTRÉE 2002 DANS LES
LYCÉES D'ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL ET TECHNOLOGIQUE
C. n° 2002-076 du
11-4-2002
NOR :
MENE0200935C
RLR : 520-1
MEN - DESCO A3
Texte adressé aux rectrices et
aux recteurs d'académie ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie,
directrices et directeurs des services départementaux de l'éducation nationale ;
aux inspectrices et inspecteurs pédagogiques régionaux ; aux chefs
d'établissement ; aux professeurs
o À la rentrée
2002, la réforme du lycée d'enseignement général et technologique entre dans sa
quatrième année d'application, avec la poursuite de la rénovation des programmes
d'enseignement, notamment dans la plupart des disciplines des classes terminales
des séries générales. Pour l'année scolaire 2002-2003, il convient, à la lumière
de l'expérience accumulée par les équipes pédagogiques, de consolider et
d'enrichir les dispositifs pédagogiques innovants mis en place ou expérimentés
au cours des trois années passées. Il s'agit prioritairement :
- de mieux utiliser le dispositif
d'aide individualisée en classe de seconde générale et technologique
;
- d'améliorer le fonctionnement de la
classe de seconde générale et technologique grâce à l'expérimentation de
nouvelles procédures permettant aux élèves de mieux fonder leurs choix et
d'élargir leurs possibilités d'orientation à l'issue de cette classe
;
- de consolider le dispositif des TPE
tant en séries générales qu'en séries technologiques.
A - CRÉER LES CONDITIONS PERMETTANT UNE MEILLEURE
RÉUSSITE DES ÉLEVES EN CLASSE DE SECONDE GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE
La classe de seconde
générale et technologique doit jouer pleinement son rôle de classe de
détermination. La persistance d'un taux de redoublement élevé (supérieur à 15 %)
et les difficultés à réduire l'hétérogénéité du public scolaire, témoignent de
la nécessité de porter une attention toute particulière à la mise en place de
mesures susceptibles d'assurer une meilleure réussite à chacun des lycéens et de
leur permettre de faire des choix de poursuite d'études plus réfléchis et moins
irréversibles.
1 - Améliorer
l'efficacité de l'aide individualisée
L'aide individualisée est une mesure majeure de la réforme
des lycées. La nécessaire attention à accorder aux autres dispositifs innovants
comme les TPE ou l'éducation civique, juridique et sociale ne doit pas conduire
à la marginaliser ou à la sous-estimer. Il s'agit, rappelons-le, de contribuer à
remobiliser un public de lycéens en difficulté ponctuelle ou plus profonde,
grâce à des structures spécifiques adaptées à un suivi
individualisé.
Un moment particulier du
dispositif d'accompagnement
Les
modules et l'aide individualisée constituent les deux volets du dispositif
d'accompagnement en classe de seconde générale et technologique. Ils ont pour
objectif commun de permettre de répondre à la diversité des besoins des élèves.
Toutefois, alors que les modules concernent la totalité des élèves, l'aide
individualisée est plus spécialement axée sur le traitement et la remédiation
des lacunes plus profondes repérées chez certains élèves. Les activités
développées dans le cadre de l'aide ne doivent donc pas être une simple
reproduction ou une transposition de celles pratiquées en modules.
Une aide ciblée sur les élèves les plus
en difficulté
Les recommandations de
la circulaire de rentrée "lycées" 2001 restent pour l'essentiel d'actualité
(circulaire n° 2001-083 du 11-6-2001, B.O.
n° 24 du 14 juin 2001) et notamment l'affectation prioritaire des moyens de
l'aide individualisée, dont le complément d'heures reconduit pour l'année
scolaire 2002-2003, vers les élèves et les établissements les plus en
difficulté.
Les bilans réalisés dans les
académies montrent que l'aide individualisée a, dans la plupart des cas, un
impact positif sur le comportement scolaire des élèves qui en bénéficient : plus
grande confiance en soi, prise de parole facilitée, meilleure attitude générale
en classe entière, prise de conscience de la nécessité du travail personnel. Les
élèves apprécient par ailleurs la disponibilité de l'enseignant, le contact plus
facile avec lui. Cependant, si le dispositif paraît efficace, il semble
toutefois davantage concerner les élèves "moyens" ayant un niveau situé
légèrement en dessous de la moyenne, ou ayant des résultats en dessous de leurs
possibilités par manque de travail, que les élèves les plus en difficulté qui en
bénéficient moins voire pas du tout.
Il
convient de veiller à ce que l'aide individualisée soit bien réservée aux
lycéens qui en ont le plus besoin. L'intégration du dispositif dans le projet
d'établissement doit être l'occasion d'une réflexion d'ensemble permettant
d'adapter les spécificités de l'aide aux différents contextes locaux et aux
particularités du public scolaire.
Le
suivi individualisé, axe central de l'aide
Remotiver l'élève au travail est l'objectif majeur de l'aide
individualisée. Moments privilégiés du dispositif d'accompagnement mis en place
en classe de seconde, les séances d'aide doivent permettre un suivi
individualisé des lycéens concernés que ne permettent pas toujours les moments
éducatifs plus "classiques". Pour être efficace, ce suivi individualisé doit
s'appuyer sur une prise en compte des besoins spécifiques à chacun et sur leur
adhésion aux objectifs poursuivis lors des séances.
Dans bon nombre de cas, le travail réalisé dans le cadre de
l'aide consiste en la reprise d'exercices non réussis en classe entière, la
révision de points qui font particulièrement difficulté, l'anticipation d'une
préparation ou d'une lecture à venir. Ces activités, qui relèvent plutôt du
soutien "traditionnel", pour indispensables qu'elles soient, ne doivent pas
dispenser d'une nécessaire recherche sur les causes de l'erreur à partir d'une
analyse fine des productions des élèves. Si cette analyse doit permettre de
renforcer la maîtrise des connaissances de base elle doit aussi prendre en
compte le domaine des méthodes de travail et des savoir-faire.
Des modalités de fonctionnement adaptées aux objectifs
poursuivis
On veillera à ce que
l'effectif des groupes d'aide ne soit pas supérieur à huit élèves, de manière à
favoriser un suivi le plus individualisé possible.
La durée individuelle de participation des élèves au
dispositif d'aide peut varier de quelques semaines, consécutives ou non, à la
totalité de l'année scolaire selon la nature des besoins et le degré des
difficultés rencontrées par chaque lycéen concerné.
Le positionnement de l'aide dans les emplois du temps est
une dimension non négligeable de son efficacité : là où l'aide individualisée
n'est pas affichée comme une action pédagogique prioritaire, les heures d'aide
sont souvent reléguées en début ou en fin de journée, contraignant du même coup
l'élève concerné à venir plus tôt ou quitter l'établissement plus tard que ses
camarades. Ces choix sont bien souvent ressentis comme pénalisants et peu
incitatifs. Je vous demande donc de veiller tout particulièrement à insérer
l'aide dans des créneaux horaires adaptés afin qu'elle soit considérée par les
élèves comme un moment pédagogique à part entière au même titre que les cours,
les travaux pratiques ou les modules.
Développer la nécessaire formation des enseignants
La mise en œuvre de l'aide
individualisée par les enseignants suppose une évolution des pratiques
pédagogiques dont l'ampleur ne doit pas être sous-estimée. C'est pourquoi, vous
veillerez à réserver une place importante à la formation des enseignants sur ce
sujet, dans le cadre des plans académiques de formation. Il convient par
ailleurs d'encourager les échanges d'expériences entre les établissements
.
2 - Évaluer les compétences des
élèves aussi souvent que nécessaire tout au long de l'année
Réussir l'accompagnement
dans sa scolarité de chaque élève de seconde est un objectif qui doit mobiliser
les personnels tout au long de l'année scolaire. Il concerne d'abord tous les
membres des équipes pédagogiques, chacun dans son domaine d'intervention. Les
différentes actions mises en place, que ce soit dans la classe ou dans des
dispositifs spécifiques, seront construites et régulées à partir d'une
connaissance des acquis réels des lycéens.
En complément des pratiques d'évaluation que les professeurs mènent
habituellement en classe, ils peuvent utiliser dès la rentrée et en cours
d'année, les situations produites par la direction de la programmation et du
développement. Même si l'évaluation par protocole à l'entrée en classe de
seconde générale et technologique est supprimée en tant que dispositif national
centralisé à compter de la rentrée 2002, la nécessité de repérer les forces et
faiblesses des lycéens demeure. Outre les protocoles des rentrées antérieures
qu'ils peuvent exploiter, les enseignants trouveront une gamme d'outils d'aide à
l'évaluation diagnostique des compétences des élèves sur le site du ministère de
l'éducation nationale : www.education. gouv.fr/banqoutils (nom d'utilisateur :
outils, mot de passe : dpd). Toutefois, la banque d'outils étant dans une phase
de développement, les situations d'évaluation qui y sont présentées ne
prétendent pas couvrir de façon exhaustive tous les champs de
compétence.
Cette banque propose, dans neuf
disciplines pour la classe de seconde, des outils diagnostiques qui visent la
connaissance individuelle de chaque élève en terme de maîtrise de compétences.
Chaque professeur dispose de situations d'évaluation qui lui permettent, aux
différents moments de l'année où il l'estime utile, de faire le point, pour un,
plusieurs ou tous les élèves de sa classe, sur le degré d'acquisition de
quelques compétences bien définies. Pour mesurer de façon fiable et plus précise
les acquis, il est recommandé de renouveler l'évaluation d'une même compétence.
L'analyse qualitative des données issues de ces évaluations permet alors aux
enseignants d'élaborer les activités les mieux adaptées pour aider leurs élèves
à progresser.
En tant qu'élément de
l'activité pédagogique des enseignants, l'exploitation de ces outils, au travers
des réponses des élèves, favorise des échanges au sein de l'équipe pédagogique.
Ces échanges pourront déboucher sur l'élaboration de projets communs, la
régulation d'activités spécifiques et alimenteront ainsi la réflexion
pédagogique au sein du lycée.
Favoriser
l'utilisation de tels outils en classe de seconde nécessite la collaboration de
tous les acteurs. Les proviseurs pourront proposer lors de la prérentrée un
temps de réflexion autour de l'évaluation des élèves et veilleront à
l'accompagnement des lycéens. Les inspecteurs apporteront aux équipes éducatives
les conseils qu'elles réclament. Vous veillerez, pour votre part, à mettre en
place des actions pour répondre aux demandes d'information et de formation des
personnels.
3 - Consolider les choix
d'enseignement de détermination en classe de seconde
Créer les conditions d'une
meilleure réussite des élèves dès la classe de seconde, c'est aussi s'assurer
que leurs choix d'enseignements de détermination reposent sur une connaissance
réelle de la nature de l'offre d'enseignements nouveaux que propose le lycée,
notamment dans le domaine technologique. Permettre au lycéen de revenir sur ses
choix initiaux et de les corriger dans les premières semaines de l'année de
seconde, lui reconnaître en quelque sorte un "droit à l'erreur", devrait
contribuer à consolider et rendre plus positifs les choix faits ainsi qu'à
limiter les décisions de redoublement ou d'orientation par défaut.
C'est pourquoi, il convient d'expérimenter
la mise en place, dans des établissements volontaires, d'un dispositif
permettant aux élèves de seconde générale et technologique d'arrêter
définitivement leur choix d'enseignements de détermination, en le confirmant ou
en le modifiant, après une période d'information et d'initiation permettant une
connaissance active des différents enseignements offerts. Cette expérimentation
s'inscrit dans le contexte plus global de l'éducation à l'orientation au collège
et au lycée. Le dispositif retenu peut donc inclure des actions initiées dès la
classe de troisième du collège.
Cette
expérimentation trouvera un cadre approprié dans les lycées polyvalents mais
également, au sein d'un bassin de formation, dans le regroupement
d'établissements permettant ainsi de présenter une offre d'enseignements de
détermination suffisamment diversifiée.
Cette expérimentation prend d'autant plus d'importance que le choix
ouvert par l'établissement en matière d'enseignements de détermination est
large. Mais pour autant, elle vaut pour tout établissement surtout si elle prend
en compte sa situation au sein d'un bassin de formation, c'est-à-dire dans un
regroupement d'établissements proches permettant de présenter une offre
d'enseignements de détermination plus diversifiée.
Une note de service précisera prochainement le cadre et les modalités de
cette expérimentation.
4 - Renforcer
la maîtrise par les élèves des technologies de l'information et de la
communication
Les usages
des technologies de l'information et de la communication sont présents et
encouragés tant dans les enseignements disciplinaires (tous les programmes
refondus depuis trois ans les ont intégrés) que lors des activités de projets
(TPE, ECJS), (voir http://www.eduscol.education.fr/
et http://www.educnet.education.fr/).
Les activités proposées aux élèves en lycée requièrent de
ce fait de plus en plus l'usage des réseaux internes et externes ainsi que la
mise en œuvre d'outils de production.
La
mise en place progressive dans les lycées de serveurs intranet/internet (S2i2e)
doit permettre aux élèves de disposer d'une boîte aux lettres électronique, d'un
espace de travail personnel sur le réseau interne de l'établissement, d'accéder
à des ressources en ligne ainsi qu'à la base de données des ressources
documentaires du centre de documentation et d'information.
Les constatations faites sur le terrain montrent qu'à
l'entrée en seconde, un nombre non négligeable d'élèves présentent des lacunes
dans les connaissances et compétences liées aux technologies de l'information et
de la communication. Les dispositions de la circulaire de rentrée 2001
concernant la mise à niveau informatique, sont donc maintenues.
L'introduction du brevet informatique et internet (B2i) en
collège depuis la rentrée 2000 permet aux élèves titulaires de cette attestation
d'être dispensés de cette mise à niveau à la rentrée 2002 en classe de seconde.
Toutefois, la généralisation de ce brevet
dans tous les collèges étant progressive, il convient de laisser aux élèves de
seconde la possibilité de le faire valider au cours de leur scolarité en classe
de seconde. Cette disposition a fait l'objet d'une note de service spécifique
parue au B.O. n° 13 du 29 mars 2001 (à consulter http://www.eduscol.education.fr/D0053/default.htm
et http://www.educnet.education.fr/plan/b2i.htm).
Par ailleurs, un B2i spécifique de niveau lycée est en
cours de définition. Il précisera les compétences que les élèves doivent
maîtriser dans le domaine des technologies de l'information et de la
communication à l'issue de leur scolarité au lycée. La définition de ce
troisième niveau s'appuiera sur les constats tirés de la mise en place des deux
premiers niveaux.
B - CYCLE
TERMINAL DES VOIES GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE : STABILISATION ET DÉVELOPPEMENT
DES DISPOSITIFS EXISTANTS ET POURSUITE DE LA RÉNOVATION DES PROGRAMMES
I - Voie
générale
1- Nouveaux
programmes
Pour la majorité des
disciplines des séries de la voie générale, la rentrée 2002 verra la mise en
application des nouveaux programmes en classe terminale. Dans ces disciplines,
de nouvelles définitions d'épreuve s'appliqueront à la session 2003 du
baccalauréat.
Dans les autres disciplines,
le renouvellement des programmes se poursuit dans la perspective d'une mise en
application à la rentrée 2003. Des projets ont été mis en consultation auprès
des enseignants. C'est le cas :
- en
langues vivantes, pour la classe de seconde générale et technologique
;
- en histoire et géographie, pour le
cycle terminal des séries générales ;
- en
sciences économiques et sociales pour la classe terminale
ES.
2 - Consolidation des TPE en
classes terminales
À titre
transitoire, durant l'année scolaire 2001-2002 (cf circulaire de rentrée lycées
2001), les TPE ont été introduits de manière facultative en classes terminales
des séries générales. Cette disposition visait à installer les TPE de manière
souple et progressive afin de permettre aux équipes pédagogiques, en s'appuyant
sur les acquis de la mise en place en première en 2000-2001, de prendre en
compte les réalités matérielles et pédagogiques de chaque établissement et de
mieux articuler, sur l'année scolaire, l'organisation des TPE de première et
ceux de terminale.
Un premier bilan
statistique montre que les TPE ont suscité l'adhésion d'un fort pourcentage
d'élèves de terminale se situant dans une fourchette comprise entre 35 % et 55 %
selon les académies, avec une participation un peu plus élevée en série
littéraire que dans les deux autres séries. Les inscriptions au baccalauréat
confirment ce constat : elles concernent de 30 à 53 % du total des
candidats.
L'ensemble de ces données
traduisent un ancrage réel des TPE dans le cycle terminal et l'investissement
d'un nombre significatif d'élèves sur les deux années.
Toutefois, les décisions concernant le statut des TPE à la
rentrée 2002 n'interviendront qu'après le bilan de l'épreuve facultative et au
vu de son déroulement. Une note de service complètera donc en ce sens la
présente circulaire.
Recommandations
pédagogiques générales
Les
recommandations générales d'ordre pédagogique qui ont été développées dans la
circulaire de rentrée 2001 ainsi que dans la brochure réalisée par la DESCO
(Mise en œuvre des TPE à la rentrée 2001) restent d'actualité. Certains points
méritent cependant d'être précisés :
• Il convient d'attirer
l'attention des enseignants sur l'importance de l'encadrement pédagogique, en
particulier dans la phase initiale de recherche et de délimitation des sujets.
De la qualité et de la régularité de cet encadrement dépend en grande partie la
réussite des TPE pour les élèves.
• La démarche
des TPE en première et en terminale s'inscrit dans une logique de
complémentarité : le TPE de première constitue avant tout un apprentissage et
une initiation, celui de terminale représente un travail plus abouti et
approfondi. Si le choix a été fait de proposer des thèmes communs à la première
et à la terminale afin de favoriser une continuité pour les enseignants et les
élèves qui le souhaitent, il importe de rappeler que dans le cas où le même
thème serait conservé d'une année sur l'autre, il est nécessaire de changer de
sujet et de production, et de faire intervenir d'autres disciplines dans une
perspective de renouvellement et d'enrichissement.
• Afin que les enseignants de toutes les disciplines
puissent s'engager dans cette démarche à un moment ou à un autre, et que les TPE
puissent croiser des formes de savoirs et de compétences présents dans les
divers champs disciplinaires, il faut veiller à ce qu'ils ne restent pas
l'apanage des seules disciplines dites dominantes.
Il convient également de rappeler le
rôle spécifique des professeurs documentalistes dans le développement des
compétences en information-documentation des élèves.
• Il importe
plus que jamais de souligner auprès des élèves, quelles que soient les décisions
ultérieures concernant le statut des TPE, l'atout que constitue le choix d'un
TPE dans une perspective d'études supérieures. Outre l'intérêt propre de cette
activité pour l'acquisition des contenus d'enseignement, le développement des
capacités d'autonomie et d'initiative mises en œuvre lors des recherches
conduisant à la réalisation de la production, le progrès dans les compétences
documentaires préfigurent, en effet, par bien des aspects ce qui sera demandé
aux élèves dans l'enseignement supérieur.
Les TPE dans les emplois du temps
Il convient de privilégier dans l'emploi du temps des
élèves le regroupement des deux heures hebdomadaires de TPE en un seul moment
pédagogique, afin que la durée de l'activité réponde aux objectifs de la
démarche.
En fonction des contraintes et
des projets qui leur sont propres, les chefs d'établissement et les équipes
pédagogiques rechercheront les modes d'organisation permettant de faire
intervenir un plus grand nombre de disciplines et d'élargir les choix de sujets
possibles. D'une manière générale, les échanges d'expériences entre
établissements sont à recommander car ils peuvent permettre d'enrichir et
d'affiner la réflexion à ce sujet.
Deux
heures consécutives seront prévues dans l'emploi du temps des élèves de première
comme de terminale. À chacun des deux niveaux, soixante-douze heures par
division seront à répartir entre les professeurs concernés, qui seront choisis
sur la base du volontariat et en fonction des projets qu'ils auront mis en
place.
Inscrit dans le service des
enseignants, l'horaire TPE est pris en compte pour l'attribution de l'heure de
première chaire.
3 - Dispositions
particulières à la série S
a) Assurer les dédoublements de classes en philosophie dans de bonnes
conditions
L'horaire de philosophie en
classe terminale S est actuellement de trois heures hebdomadaires dont une heure
dédoublée. L'année en cours ayant fait apparaître certaines difficultés, les
chefs d'établissement auront la possibilité de moduler cette enveloppe horaire
de manière souple : soit le maintien de l'horaire actuel qui permet grâce au
dédoublement un travail plus approfondi sur les notions à étudier, soit le
passage à quatre heures en classe entière.
b) Poursuite de l'évaluation des capacités expérimentales en
physique-chimie et en sciences de la vie et de la Terre
Les dispositions de la note de service n° 2001-47 du 21
mars 2001 (B.O.
n° 13 du 29-3-2001) sont reconduites. L'évaluation des capacités
expérimentales, déjà obligatoire en physique-chimie depuis la rentrée 2000, le
devient à compter de la rentrée 2002 en sciences de la vie et de la Terre.
4 - Dispositions particulières à la
série L
a) Consolidation
et développement de l'option facultative de mathématiques
Il apparaît que l'option facultative de mathématiques de
trois heures en classes de première et terminale est encore insuffisamment
offerte par les établissements proposant des classes littéraires. Or, cette
option a été conçue pour permettre aux élèves ayant choisi de la suivre, d'
élargir leurs possibilités de débouchés dans l'enseignement supérieur
.
Je vous demande donc de veiller tout
particulièrement à développer le réseau d'options facultatives de mathématiques
dans votre académie afin que tous les élèves qui souhaitent suivre cet
enseignement en série L soient en mesure de le faire.
b) Développement des enseignements artistiques et
maîtrise de leur répartition
Les arts
jouent un rôle particulier dans la formation des élèves de la série littéraire.
L'éventail des spécialités artistiques proposées s'est élargi avec
l'introduction de la danse depuis la rentrée 1999.
Vous veillerez à harmoniser la carte des enseignements de
spécialité artistiques. Une place particulière est à réserver à l'histoire des
arts qui constitue un des pivots de la formation générale dispensée aux élèves.
Dans chaque département, les élèves doivent pouvoir bénéficier d'un enseignement
de spécialité dans ce domaine, lorsqu'une équipe d'enseignants réunit les
compétences nécessaires.
L'introduction de
l'enseignement de spécialité de danse doit se poursuivre de manière maîtrisée et
progressive, en concertation étroite entre le niveau académique et le niveau
national, par saisie de la commission interministérielle selon des modalités que
précisera une prochaine note de service. Si l'ouverture est du ressort des
autorités académiques, l'octroi d'une subvention est subordonné à un avis
positif de la commission nationale. Les deux ministères concernés (éducation
nationale et culture) envisagent au plus dix ouvertures à la rentrée 2002 et, à
terme, la présence d'un enseignement de spécialité par
académie.
II - Voie technologique
1 - Nouveaux programmes
Les programmes de certaines
disciplines ont été rénovés simultanément à ceux de la voie générale
(enseignements artistiques, éducation physique et sportive) ou aménagés
(notamment en physique-chimie en séries technologiques industrielles). Ces
nouveaux programmes et ces aménagements entrent en application à la rentrée
2002, respectivement en terminale et en première.
2 - Les classes de première d'adaptation STT
La disposition dérogatoire
donnant la possibilité aux candidats au baccalauréat de la série STT issus de
lycées professionnels, de remplacer l'épreuve de langue vivante 2 obligatoire
par une épreuve de langue vivante 1 renforcée, est prorogée au moins pour une
année scolaire. Cette prorogation répond au souci de ne pas pénaliser les élèves
n'ayant pas pu suivre de langue vivante 2 dans le cadre de leur formation au
BEP.
3 - Les TPE et l'éducation
civique, juridique et sociale
Une expérimentation introduisant les TPE et l'éducation, civique,
juridique et sociale en classes de première des séries SMS, STI, STL, STT est
menée durant l'année scolaire 2001-2002 dans plusieurs
établissements.
Cette expérimentation est
en cours et donnera lieu à un bilan à partir duquel des décisions seront prises
pour la rentrée 2002 et communiquées dans une note de
service.
C - DISPOSITIONS COMMUNES
AUX VOIES GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE
1 - Langues vivantes : améliorer les conditions d'enseignement pour
amener les élèves à la maîtrise d'au moins deux langues à l'issue du lycée
Assurer les dédoublements de
classe prévus dans les textes dans les meilleures conditions
La réforme des lycées a introduit pour la première fois de
manière systématique un horaire en classe dédoublée en langues vivantes 1 et 2
en seconde générale et technologique et en première et terminale des séries
générales (cf. arrêtés du 19 juin 2000, B.O.
n° 29 du 27 juillet 2000).
Cette
mesure vise avant tout à renforcer les compétences de communication des élèves
en améliorant les conditions d'enseignement et en permettant un travail plus
approfondi et plus individualisé avec les élèves.
Aussi, convient-il de veiller à ce que les dédoublements s'effectuent au
profit de groupes à effectifs suffisamment réduits.
L'organisation des dédoublements dans les meilleures
conditions pour les élèves ne doit cependant pas se traduire par une rigidité
excessive dans l'organisation des groupes de langues : la possibilité doit être
laissée aux chefs d'établissement, en concertation avec les équipes pédagogiques
et en fonction des effectifs de chaque langue, de disposer d'une certaine marge
de manœuvre dans ce domaine. La répartition de l'enveloppe horaire globale
consacrée aux langues à chaque niveau de classe (calculée sur la base de
l'horaire-professeur actuel) pourra être modulée : ceci pourra se traduire soit
par l'application intégrale des dédoublements prévus, soit par une répartition
différente entre enseignements en classe entière et enseignements en classe
dédoublée, soit le cas échéant, par le retour à un horaire en classe
entière.
Poursuivre l'expérimentation
sur de nouveaux modes d'organisation de l'enseignement des langues vivantes en
lycée
Comme le prévoit la note de
service n° 2001-158 du 24 août 2001 (B.O.
n° 31 du 30 août 2001), une expérimentation de nouveaux modes d'organisation
de l'enseignement des langues vivantes en lycée reposant sur une utilisation
souple de l'enveloppe horaire globale, est engagée dans un certain nombre
d'établissements depuis la rentrée 2001.
Cette expérimentation vise à faire évoluer les modalités d'organisation
actuelles qui, de fait, induisent une grande rigidité dans la gestion des
groupes d'élèves et une hiérarchie entre les langues, sans prise en compte des
niveaux de compétence des élèves. Il s'agit essentiellement de :
- rechercher une plus grande homogénéité des niveaux de
compétence dans chaque groupe de langue avec des effectifs qui ne devraient pas
dépasser 30 élèves ;
- tendre à un
rapprochement progressif des niveaux de compétence dans les deux langues dont
les élèves ont engagé l'étude avant d'arriver au lycée.
Les équipes engagées cette année dans l'expérimentation se
sont investies dans une démarche consistant à supprimer la différenciation LV1-
LV2 et à regrouper les élèves en fonction de leur niveau de compétence dans les
domaines de l'expression et de la compréhension orale et écrite
.
L'expérimentation que la note de service
n° 2001-158 prévoit de conduire pendant deux ans, sera ainsi étendue sur ces
mêmes bases, à un plus grand nombre d'établissements à la rentrée
2002.
2 - L'ouverture internationale
L'importance croissante des
enjeux internationaux, et plus particulièrement européens, impose à notre
système éducatif de renforcer sa dimension d'ouverture internationale et de se
doter d'une véritable stratégie en la matière.
L'ouverture à l'international des établissements, en permettant aux
élèves de découvrir d'autres cultures, de prendre une distance plus critique par
rapport à leurs propres systèmes de références culturelles, historiques et
linguistiques, constitue une chance pour l'extension de leur compétence
linguistique et interculturelle.
C'est
pourquoi, tout projet d'établissement doit désormais comporter un volet
international axé sur le développement des activités dans les langues étrangères
et des échanges internationaux. Une attention toute particulière sera accordée
aux initiatives visant à favoriser, sur la base de partenariats avec des
établissements étrangers, la mobilité des élèves et celle des enseignants (de
langues vivantes mais aussi d'autres disciplines).
Des correspondants de bassin pour la coopération internationale ont été
mis en place de manière expérimentale, à partir de la rentrée 2001. Leur action
doit contribuer à la cohérence d'ensemble de l'action internationale de
l'académie par l'accompagnement et la mise en synergie des actions engagées aux
différents niveaux. La note du 3 décembre 2001, adressée aux rectrices et aux
recteurs sur l'ouverture internationale des académies et le rôle des DARIC
(délégués académiques aux relations internationales et à la coopération) et des
correspondants de bassin pour la coopération internationale définit le cadre de
leur intervention.
Des outils mis à la
disposition des équipes éducatives, en facilitant l'accès aux informations
utiles dans la conception des différents projets, doivent également contribuer à
l'accompagnement des actions de coopération internationale des établissements.
Un portail des aides et programmes d'ouverture à l'international est ainsi
accessible sur l'intranet du ministère de l'éducation nationale,
www.pleiade.education.fr (chemin d'accès direct : http://www.pleiade.education.fr/direc/dric/public/guide/index),
et une rubrique sur ÉduSCOL, http://www.eduscol.education.fr,
"Une école ouverte sur l'Europe et sur le monde", donne un certain nombre
d'informations pour la constitution de projets à
l'international.
3 - L'éducation
civique, juridique et sociale
Il convient ici de rappeler le caractère pluridisciplinaire de
l'éducation civique, juridique et sociale. Cet enseignement, même s'il concerne
encore majoritairement les professeurs d'histoire-géographie. Or cet
enseignement, qui concerne encore majoritairement les professeurs
d'histoire-géographie, ne prend tout son sens que s'il est pris en charge par
des professeurs de plusieurs disciplines. Des progrès ont certes été accomplis
dans ce sens et l'on note une participation croissante de professeurs de
sciences économiques et sociales et de philosophie ; cet effort doit se
poursuivre, d'autant que la plupart des thèmes des programmes de seconde,
première et terminale se prêtent bien à une collaboration interdisciplinaire,
associant, sur la base du volontariat, les professeurs des disciplines
littéraires, scientifiques et des sciences sociales et économiques.
Pour favoriser et accompagner cette
évolution, sera encouragée la mise en place dans chaque lycée d'un conseil
d'enseignement de l'ECJS.
Cet enseignement
permet notamment d'initier les élèves à l'apprentissage du débat argumenté. Ce
dernier n'est cependant que l'aboutissement d'un travail préalable de
questionnement et de recherche : la préparation méthodologique et pédagogique
des élèves à la pratique du débat est donc un aspect fondamental qui doit
requérir tous les soins des enseignants concernés. Dans cette perspective, on
veillera à privilégier un regroupement mensuel de l'horaire (deux heures) qui
apparaît comme le plus adapté à l'esprit de cet enseignement.
Les documents d'accompagnement des programmes, largement
diffusés dans les établissements et disponibles au catalogue du CNDP,
constituent un point d'appui important pour la mise en œuvre de cet enseignement
et l'articulation avec celui des disciplines.
4 - L'enseignement de détermination d'EPS et ses suites dans le cycle
terminal
Les
recommandations de la note de service n° 2001-108 du 13 juin 2001 (B.O.
n° 25 du 21-6-2001) restent applicables. Vous veillerez notamment à un
développement contrôlé et maîtrisé de cet enseignement afin d'en assurer sa
diffusion sur des bases matérielles et pédagogiques solides. Je vous rappelle à
ce sujet que les décisions d'ouvertures nouvelles que vous serez amenés à
prendre pour la rentrée 2002 doivent faire l'objet d'une validation par les
services de la direction de l'enseignement scolaire (bureau des lycées - DESCO
A3) ceci, afin de veiller à une répartition nationale équilibrée de ces
formations et à la cohérence pédagogique des projets présentés par les
établissements.
5 - Langues
anciennes
Afin de
consolider l'étude des langues anciennes au lycée, les chefs d'établissement
pourront proposer en classe de seconde un horaire "grands débutants" pour les
élèves commençant l'étude d'une langue ancienne au lycée. Le document
d'accompagnement des nouveaux programmes de langues anciennes au lycée,
récemment diffusé dans tous les établissements, facilitera la mise en œuvre de
cet enseignement.
De nombreuses ressources
sur Internet (bases textuelles et iconographiques, applications multimédias et
exemples de séquences proposées par les enseignants) peuvent pallier l'absence
de nouveaux manuels notamment en grec ancien.
6 - Enseignements artistiques et éducation artistique et culturelle
Le plan à 5 ans pour les
arts et la culture en est à sa deuxième année d'existence. Ses orientations pour
le lycée consistent à proposer des dispositifs différenciés, aux cahiers des
charges assouplis.
L'expérimentation de la
classe à projet artistique et culturel se poursuit, en privilégiant la classe de
seconde, sur la base du volontariat des enseignants.
Les ateliers artistiques sont maintenus à leur niveau
actuel de développement, l'objectif visé étant la présence d'un atelier par
établissement, et non la concentration de plusieurs ateliers sur un même
site.
Les options facultatives sont
consolidées là où elles existent et ouvertes dans les lycées où s'exprime une
demande forte des élèves.
7 - Sport
scolaire
La consultation
nationale de 2001 a mis en évidence le rôle important des associations sportives
d'établissements dans la formation des lycéennes et lycéens volontaires et dans
la vie sportive des lycées. Comme dans les collèges, au-delà de leur rôle moteur
dans la pratique et l'apprentissage de différentes disciplines activités
sportives et artistiques, elles sont un lieu privilégié pour la formation des
élèves à la vie associative et à la prise de responsabilités. Il convient de
veiller aux conditions de leur fonctionnement et de porter une attention
particulière au développement de leur dynamique au sein des lycées. Des temps et
des lieux de pratique doivent être libérés pour cela, le mercredi après-midi
pour les rencontres du sport scolaire, mais aussi à d'autres moments de la
semaine.
8 - Vie lycéenne
Associer les élèves à la
vie de leur établissement, les consulter sur les décisions importantes qui
rythment leur vie quotidienne, les encourager à prendre des responsabilités et à
initier des projets sont autant de domaines - intégrés à la notion de "vie
lycéenne" - qui contribuent à la formation de la personne et à l'éducation à la
citoyenneté.
À cet égard, le bon
fonctionnement des conseils des délégués pour la vie lycéenne (CVL), mis en
place à la rentrée 2000, paraît essentiel. Il conviendra de veiller à la bonne
organisation des élections qui se dérouleront au début de l'année scolaire ;
ceci suppose au préalable une sensibilisation de l'ensemble des élèves à
l'importance de ce scrutin et une bonne information sur le rôle de cette
instance.
Il convient de rappeler par
ailleurs que le fonds de vie lycéenne, dont les finalités et les modalités ont
été précisées par la circulaire n° 2001-184 du 26 septembre 2001, permet
d'accompagner financièrement les initiatives des lycéens en matière de formation
des élus, d'information, de communication, de prévention des conduites à risque,
d'éducation à la santé et à la citoyenneté mais aussi de lutte contre la
violence, d'organisation d'animations culturelles ou éducatives.
L'attention des chefs d'établissement doit être appelée sur
le rôle essentiel des adultes de l'établissement dans l'accompagnement de ces
initiatives lycéennes.
Enfin, la circulaire
relative aux publications réalisées et diffusées par les élèves dans les lycées
vient d'être actualisée, afin de clarifier à la fois les droits et obligations
des responsables de publication et les conditions dans lesquelles s'exerce le
contrôle des chefs d'établissement.
Il
convient également d'être attentif aux publications des élèves sur les sites
d'établissements. Les élèves doivent être conscients de la légitimité de
l'intervention du droit dans les nouveaux environnements électroniques et
connaître les valeurs qui justifient cette régulation des comportements.
9 - Éducation à l'orientation
Dans l'optique d'une
meilleure orientation, c'est-à-dire choisie et non subie, le lycée doit jouer
pleinement son rôle d'accompagnement des élèves dans la construction de projets
de formation diversifiés pour une insertion professionnelle future réussie. En
mettant en place des actions et projets d'éducation à l'orientation, il
conviendra de donner à chaque élève des repères et compétences utiles tant dans
le domaine des formations que dans ceux des métiers et de l'environnement
économique.
C'est dans cette optique que
vous veillerez à relancer les actions d'éducation à l'orientation, intégrées au
projet d'établissement. Ces actions pourront prendre appui sur les heures de vie
de classe selon des modalités que précisera une prochaine
circulaire.
La classe de seconde générale
et technologique doit en particulier jouer à plein son rôle de détermination. Il
s'agit en effet d'être attentif à un bon équilibre entre voies de formation
générale et technologique, et à l'intérieur de chaque voie, entre les
différentes séries. Il convient de porter par ailleurs, toute votre attention
sur le problème des redoublements en fin de seconde générale et technologique.
On veillera notamment à informer les élèves des possibilités offertes par les
réorientations en lycée professionnel. "Un suivi individualisé doit pouvoir être
offert aux élèves dont l'adaptation au lycée s'avère difficile afin d'éviter les
décrochages et les abandons.
Les actions
éducatives d'orientation porteront sur une connaissance approfondie de
l'ensemble des voies et filières de formation des lycées, et sur celle des
grands secteurs d'activité professionnelle. Ces actions intégreront dans les
académies concernées la mise en place de l'expérimentation "consolider les choix
d'enseignements de détermination en classe de seconde". Avec le concours des
conseillers d'orientation-psychologues, elles doivent favoriser les échanges et
la réflexion sur les représentations des métiers et des professions.
Au cours du cycle terminal, les séances
d'éducation à l'orientation, en relation avec des temps forts d'information
comme des forums, journées portes ouvertes et rencontres avec des enseignants du
supérieur ou des professionnels, permettront aux élèves de construire des
représentations plus riches et précises sur l'enseignement supérieur, la
relation formation-emploi et les évolutions du monde économique, à une échelle
nationale et internationale, tout en favorisant l'émergence d'une meilleure
estime de soi. Une étude récente de la direction de la programmation et du
développement (DPD) a montré à cet égard la nécessité d'enrichir la
représentation que se font les lycéens des études universitaires notamment
scientifiques.
À cet effet, l'ensemble de
la communauté éducative doit être mobilisé, notamment les enseignants, dont les
professeurs principaux et les professeurs documentalistes ainsi que les
conseillers d'orientation-psychologues. Je vous rappelle que ces derniers ont
une double mission dans le domaine de l'éducation à l'orientation : celle de
suivi individuel des élèves et celle de conseil technique aux chefs
d'établissements et aux équipes éducatives s'appuyant sur le centre
d'information et d'orientation (CIO) comme lieu-ressource.
10 - Formation des enseignants
La formation continue des
enseignants constitue une des conditions essentielles du développement des
compétences professionnelles et d'adaptation aux nouvelles exigences portées par
la réforme des lycées. Les cahiers des charges rectoraux et les plans
académiques de formation doivent explicitement inscrire au premier rang de leurs
priorités l'accompagnement de ces mesures, en particulier la mise en œuvre des
nouveaux programmes de classe terminale, l'aide individualisée en classe de
seconde et les travaux personnels encadrés.
En outre, les cahiers des charges doivent préconiser le développement de
modalités de formation qui facilitent les échanges de pratiques entre pairs et
la mise en place de formations de proximité ou de réseaux. Les enseignants
seront aidés et accompagnés dans ces démarches qui requièrent la mise à
disposition d'informations et de ressources.
La circulaire n° 2001-150 du 27 juillet 2001 relative à l'accompagnement
de l'entrée dans le métier et à la formation continue des enseignants rappelle
que le projet d'établissement constitue un cadre privilégié pour recueillir et
coordonner les besoins de formation individuels et collectifs des personnels.
Cette approche déconcentrée de la formation continue constitue la condition
nécessaire pour que les plans répondent à une réelle analyse de
besoins.
Pour le ministre de
l'éducation nationale
et par
délégation,
Le directeur de l'enseignement
scolaire
Jean-Paul de
GAUDEMAR
PRÉPARATION DE LA RENTRÉE
2002 EN LYCÉE PROFESSIONNEL
C. n° 2002-077 du 11-4-2002
NOR : MENE0200936C
RLR : 520-2
MEN - DESCO
A7
Texte adressé aux rectrices et
recteurs d'académie
o Les
orientations de la rentrée 2002 relatives à l'enseignement professionnel
s'inscrivent dans la continuité de celles figurant dans la circulaire 2001-2002.
Les actions engagées pour
la rentrée 2001 ont permis d'inverser la tendance à la baisse des effectifs en
lycée professionnel. Il convient, pour la prochaine rentrée, de consolider ce
redressement avec le même engagement institutionnel que celui ayant contribué à
la réussite de la rentrée 2001. À cette fin il convient de viser trois objectifs
majeurs :
- mettre en œuvre les priorités
du dispositif réactif piloté (DRP2) telles que définies dans la note aux
recteurs du 7 janvier 2002 et celles figurant dans la note du 15 janvier 2001.
Les DRP, qui conjuguent orientations nationales et priorités académiques, ont en
effet montré toute leur pertinence en matière d'orientation, d'affectation et
d'adaptation de l'offre de formation aux différents territoires et aux exigences
de notre temps en matière de qualification ;
- la mise en œuvre des orientations énoncées par la note relative au
lycée des métiers, parue au B.O.
n° 47 du 20 décembre 2001. Il vous appartient donc, en concertation avec les
régio ns et les professions, ainsi qu'avec les représentants des personnels,
d'inciter et d'aider les établissements à devenir "lycée des métiers", outil
essentiel de la professionnalisation et de l'insertion des jeunes et des adultes
;
- poursuivre la mise en place des
innovations pédagogiques (ECJS, PPCP, classes à PAC) en développant notamment
l'appui aux pratiques éducatives pluridisciplinaires, l'échange des bonnes
pratiques et la formation des personnels concernés au travail en équipe. La
circulaire n° 2000-094 (B.O.
n° 25 du 29 juin 2000) relative au PPCP, la circulaire n° 2001-104 (B.O.
n° 24 du 14 juin 2001) relative aux classes à projet artistique et culturel,
l'arrêté du 20 juillet 2001 (B.O.
hors-série n° 2 du 30 août 2001) relatif au programme d'éducation civique
juridique et sociale des classes de BEP et de baccalauréat professionnel, ainsi
que le document d'accompagnement concernant l'ECJS en lycée professionnel
diffusé à la rentrée 2001 par le ministre délégué à l'enseignement
professionnel, demeurent les textes de référence indispensables à la mise en
œuvre de ces nouvelles pratiques pédagogiques.
I - Faire évoluer l'offre de formation en l'inscrivant dans la
dynamique du lycée des métiers
Votre stratégie visera à mieux identifier l'offre de formation des
établissements afin de proposer un maillage territorial cohérent et complet, en
partenariat étroit avec la région. Cette démarche, qui donne sens au projet
d'établissement, s'inscrit dans une logique de bassin d'éducation et de
formation et dans le cadre du plan régional de développement des formations
professionnelles des jeunes et des adultes (PRDFPJA).
Les principes d'actualisation de la carte des formations,
exposés dans la circulaire de préparation de la rentrée 2001 et dans la note
d'orientation relative au lycée des métiers, restent opérants : évolution
pluriannuelle, prise en compte de l'échelle géographique la plus pertinente pour
chaque diplôme, approche référée à une maîtrise de l'offre dans l'espace
régional.
La rénovation des diplômes de
niveau V est désormais presque achevée. La refondation très avancée du CAP, la
rénovation en cours des certificats d'aptitude professionnelle de nombreux
secteurs de la production et la clarification des rôles respectifs du BEP et du
CAP vont contribuer à la construction d'une offre de formation claire,
diversifiée et adaptée aux besoins locaux et régionaux.
Aussi, le dispositif réactif piloté (DRP2) doit-il intégrer
en termes d'offre les évolutions qui permettront au lycée professionnel d'offrir
à ses différents publics l'accès à tous les niveaux de qualification
professionnelle. Cela suppose :
-
d'amplifier prioritairement l'accès au niveau IV par la création de nouvelles
sections de baccalauréats professionnels permettant de renforcer la continuité
et la fluidité du cycle BEP-bac pro ;
- de
développer l'accès des bacheliers professionnels en STS en favorisant leur
réussite par des aménagements pédagogiques adaptés à la situation des élèves et
aux secteurs professionnels ;
- de
renforcer l'ouverture de nouvelles sections de CAP, dans les secteurs porteurs
d'emplois ;
- de poursuivre le maillage
territorial des classes de 3ème à projet professionnel qui correspondent à une
réelle demande et permettent une orientation active, efficace et appréciée ; de
porter attention aux possibilités offertes par les CLIPPA (classes d'initiation
préprofessionnelles en alternance, prévues à l'article L. 337-3 du code de
l'éducation) dans les lycées professionnels ;
- d'encourager, dans votre double rôle de recteur et de chancelier des
universités, la mise en place de licences professionnelles associant des lycées
à des universités. À cet effet, il importe que vous veilliez au rapprochement
des partenaires concernés et à la qualité de la concertation dans ce domaine
;
- de favoriser le développement de
sections d'apprentissage dans les lycées professionnels, en cohérence avec les
autres modes de formation professionnelle organisés dans l'établissement (vous
pourrez, à cette fin, vous référer à la brochure "Repères pour la création de
sections d'apprentissage" éditée par le Centre national de ressources pour
l'alternance en apprentissage - CNRAA - et téléchargeable sur le site :
http://www.ac-nancy-metz.fr/cnraa/).
Il
s'agit de clarifier l'offre de formation académique et de la rendre plus
cohérente, de renforcer la synergie entre les voies de formation, notamment
professionnelle et technologique, d'améliorer la fluidité des parcours,
d'accroître la qualité pédagogique et éducative des établissements, de
contribuer au développement local et, ainsi, d'accroître le rayonnement de la
voie des métiers.
I.1 Favoriser de
nouveaux parcours vers le niveau IV professionnel et technologique et la
réussite des bacheliers professionnels en STS
Il convient de tendre vers une offre de formation de niveau IV qui
permette d'accueillir tous les élèves issus des formations de niveau V
(titulaires du BEP) qui en font la demande.
Les offres de poursuite d'études en baccalauréat technologique et en
baccalauréat professionnel doivent être mieux mises en cohérence avec l'offre de
formation de niveau V. Il s'agit non seulement d'offrir un nombre suffisant de
classes de 1ère d'adaptation mais aussi d'augmenter l'offre en baccalauréat
professionnel.
Pour soutenir l'accès des
bacheliers professionnels en STS et favoriser leur réussite, des aménagements
pédagogiques adaptés à la situation des élèves et aux secteurs professionnels
seront proposés, notamment en enseignement général. Il pourra s'agir de la mise
en place :
- soit de dispositifs d'aide
pour les élèves accédant directement en 1ère année ;
- soit de dispositifs spécifiques conçus sur le modèle des
1ères d'adaptation ;
- soit d'une
préparation au baccalauréat technologique en un an, tout en apportant des
prérequis pour réussir en STS ;
- soit
d'autres modalités adaptées aux réalités académiques ou à la filière
concernée.
I.2 Développer l'offre de CAP
Les lycées professionnels doivent
inscrire dans leur carte des formations des sections de CAP correspondant aux
secteurs professionnels présents dans l'EPLE. Cette diversification contribuera
à mieux prendre en compte l'hétérogénéité des publics accueillis (élèves issus
de SEGPA, de troisième de collège, élèves du cycle général ou du cycle
technologique de lycée...). Elle s'accompagnera du développement de cursus de
formation à durée variable (de un à trois ans) en fonction du positionnement de
chaque jeune.
Le CAP fait l'objet d'une
véritable refondation comportant :
- une
nouvelle réglementation des modalités de certification ;
- de nouveaux programmes d'enseignement général ;
- une nouvelle organisation des
enseignements et des horaires pour les formations sous statut
scolaire.
Des modalités de poursuite
d'études doivent exister pour les élèves titulaires du CAP qui ont manifesté
leur envie et leurs capacités. Il peut s'agir d'une spécialisation pour ceux qui
le souhaiteraient (mention complémentaire/CAP connexe) ou d'une préparation du
BEP en un an pour accéder au baccalauréat professionnel, voire d'un accès direct
au baccalauréat professionnel.
Certaines de
ces mesures seront mises en application dès la rentrée 2002. Les textes
réglementaires seront publiés prochainement.
I.3 Mettre en place des classes de troisième à projet professionnel
L'expérimentation de classes de
troisième à projet professionnel, conduite jusque là dans diverses académies,
s'inscrit dans le cadre des nouvelles orientations ministérielles sur la
rénovation du collège. La mise en place de ces classes répond au souci d'aider
des élèves, qui n'envisagent pas a priori de poursuivre des études longues, à
construire un projet professionnel et à préparer un choix d'orientation.
Chaque classe est mise en œuvre autour
d'un projet pédagogique spécifique. Il obéit à une double finalité
:
- atteindre les objectifs terminaux du
collège pour les enseignements fondamentaux ;
- mettre en place une orientation active permettant une réelle
appropriation des réalités professionnelles.
Une circulaire en préparation fournira les principes d'élaboration des
cahiers de charges académiques et des projets pédagogiques des établissements.
L'objectif est d'harmoniser les contenus, les modalités d'organisation et
l'appellation de ces classes.
Toutefois,
sans attendre sa parution, je vous demande, dans le cadre de vos missions
d'accompagnement et de suivi, de veiller dès à présent à l'élaboration d'un
cahier des charges académique.
I.4
Améliorer l'accès à une formation qualifiante des élèves issus de SEGPA
Les formations qualifiantes des élèves
issus de SEGPA seront effectuées prioritairement en lycée professionnel. Vous
veillerez sur ce point à poursuivre la mise en œuvre des orientations définies
dans la circulaire de rentrée 2001.
Les
SEGPA n'offriront de formations qualifiantes que lorsque les LP proches ne
seront pas susceptibles d'accueillir les jeunes dans les spécialités choisies,
notamment en milieu rural. L'offre en collège devra rester exceptionnelle et
répondre à des besoins spécifiques.
Les
formations professionnelles réalisées en SEGPA et EREA seront systématiquement
mises en cohérence et en réseau avec celles réalisées par les lycées
professionnels du même bassin de formation.
I.5 Être attentif aux besoins émergents de certains secteurs
professionnels
Les récentes décisions
gouvernementales concernant les secteurs du logement, de la petite enfance, des
handicapés et des personnes âgées ont pour conséquence directe l'augmentation du
nombre d'emplois qualifiés à pourvoir dans les prochaines années. La
concertation interministérielle a permis de déboucher sur une participation
élargie de l'enseignement professionnel à la formation initiale et continue des
personnels concernés. Il convient de tenir compte de ces perspectives dans
l'évolution de la carte académique des formations.
Afin de répondre notamment aux besoins du secteur sanitaire et social, il
conviendra de rechercher des partenariats avec les services déconcentrés du
ministère de l'emploi et de la solidarité (DDASS et DRASS notamment), dans le
but de favoriser l'accès aux formations sociales et sanitaires pour les élèves
issus des sections du BEP Carrières sanitaires et sociales. Dans ce cadre, on
s'appuiera utilement sur la circulaire du ministère de l'emploi et de la
solidarité relative à l'augmentation des capacités d'accueil dans les écoles
conduisant au diplôme professionnel d'aide-soignant (réf. DGS/2C/DHOS/P2/2001 n°
536 du 5 novembre 2001). Elle invite les services déconcentrés du ministère à
"entrer en relation avec les responsables régionaux de l'éducation nationale
pour examiner les conditions de mise en place ou de renforcement des formations
d'aide-soignant au sein des lycées professionnels."
Les élèves issus du BEP Carrières sanitaires et sociales se
verront également offrir des poursuites d'études vers le baccalauréat
technologique Sciences médico-sociales. Vous encouragerez les initiatives visant
à développer leur accueil dans des classes préparant à différents baccalauréats
professionnels tels que le baccalauréat professionnel Service
(accueil-assistance-conseil). Par ailleurs, la transformation ou la création de
diplômes de niveau IV, en prolongement de ce BEP, font actuellement l'objet d'un
examen attentif.
Des adaptations de l'offre
dans d'autres domaines professionnels en mutation sont à anticiper. Pour
éclairer vos prises de décision, vous veillerez à recueillir toute information
utile concernant ces évolutions (provenant notamment du CEREQ, des OREF, du Haut
Comité éducation-économie-emploi). La direction de l'enseignement scolaire
(DESCO), pour sa part, vous communiquera toutes les informations dont elle
pourra disposer.
I.6 Mieux organiser la
relation école-entreprise
L'efficacité
de la "voie des métiers" suppose une interaction entre le monde de l'éducation
et celui de l'entreprise.
Les conventions
nationales conclues avec des branches professionnelles ou des entreprises
doivent être déclinées dans les académies et mises en œuvre par les lycées pour
répondre aux attentes mutuelles des partenaires. Les différentes activités que
le lycée engage avec le milieu économique doivent s'inscrire dans une stratégie
clairement définie figurant dans le projet d'établissement.
Le développement de relations suivies avec les entreprises
et les organisations professionnelles contribue à l'acquisition d'une
qualification reconnue et à l'insertion professionnelle des
jeunes.
Afin de donner plus de visibilité,
de cohérence et d'efficacité à la collaboration école-entreprise, il conviendra
de mettre en place, au sein du lycée, une instance d'échanges de suivi et de
propositions, qui facilitera la coordination des différents
partenaires.
À cet effet, vous pourrez
utilement vous reporter à la brochure de la DESCO, intitulée "Le coordonnateur
et la cellule de partenariat dans l'établissement scolaire", parue en janvier
2000, qui présente les principales missions d'un coordonnateur et précise les
conditions d'exercice de la fonction au sein d'une cellule partenariat. Cette
brochure peut être téléchargée depuis le site internet de la DESCO à l'adresse
suivante : http://www.eduscol.education.fr/ (rubrique enseignement
professionnel/partenariat avec le monde professionnel/textes de
référence).
Les coopérations technologiques
représentent également un point fort de la relation école-entreprise. Les lycées
ont, dans ce cadre, grâce à leurs ressources humaines et à la qualité de leurs
équipements, vocation à constituer de véritables centres de ressources pour
l'environnement socio-économique, et notamment pour les petites et très petites
entreprises. Ainsi, des activités pédagogiques réalisées par les élèves et les
étudiants peuvent aboutir à de véritables transferts de technologie (ex. :
essais en laboratoire, amélioration de process, accompagnement dans
l'intégration de nouvelles technologies et, de façon générale, toute résolution
d'un problème technique). Le lycée peut également assurer, par voie de
convention avec les entreprises, des prestations en vue de réaliser des actions
de transfert de technologie.
Vous
veillerez à encourager dans ce cadre la professionnalisation des actions de
coopération et le développement des partenariats. La lisibilité de l'offre des
lycées de l'académie et leur inscription au sein de l'offre régionale globale en
matière d'appui et de transfert technologique seront particulièrement
recherchées.
II - Consolider
l'orientation des élèves dans la voie professionnelle
II.1 Accroître l'effort
d'information, d'orientation active et d'affectation des élèves
Il est important de rendre
progressivement l'élève acteur de son orientation, de lui permettre de mieux
maîtriser les représentations attachées aux métiers et de le mettre en garde
contre certains stéréotypes.
Le dispositif
réactif piloté (DRP2) propose un plan d'action qui repose sur trois principes
majeurs :
- la mise en place dans les
académies d'un dispositif d'éducation au choix qui valorise l'enseignement
professionnel et intègre la démarche de l'expérimentation "entretien projet
professionnel et personnel à 15 ans" ;
- la
proposition d'un accès au baccalauréat professionnel dès la classe de 3ème (de
la même manière que sont proposés les baccalauréats général et technologique aux
élèves de cette classe) en présentant les BEP correspondants comme des voies
diversifiées pour y parvenir et en adaptant l'offre de formation au niveau IV en
conséquence ;
- la maîtrise du processus
d'orientation et d'affectation selon un calendrier et des modalités adaptées. Il
s'agit de :
. définir, pour chaque section,
le volume des effectifs à affecter pour approcher de façon optimale la capacité
d'accueil théorique ;
. perfectionner
l'utilisation des systèmes informatisés de traitement de l'affectation. Elle
doit traduire votre politique et vos orientations stratégiques. Le choix des
paramètres et leur hiérarchisation méritent une attention particulière et une
communication sans ambiguïté. Les critères retenus ne doivent conduire ni à la
constitution de classes "homogènes", ni à limiter l'accès à des candidats
motivés.
Les actions, préconisées par la
circulaire de rentrée 2001 qui permettent aux collégiens de s'approprier la
réalité d'exercice des métiers seront encouragées (stages de découverte,
activités en atelier et visites en entreprise). Ces actions éducatives
d'orientation s'attacheront à favoriser la diversification des choix des élèves,
en particulier des filles, pour permettre la mixité dans les différentes
filières de la voie des métiers. Je vous invite également à prendre toutes
initiatives dans le domaine de la formation ou de l'information qui améliorent
la connaissance concrète de l'enseignement professionnel de tous les enseignants
- notamment ceux du collège - et celle des chefs
d'établissement.
Vous veillerez à ce que
tous les établissements (collèges, lycées professionnels, centres d'information
et d'orientation) mobilisent leurs équipes éducatives et leurs conseillers
d'orientation-psychologues ainsi que les partenaires socio-économiques,
notamment les conseillers de l'enseignement technologique, afin de mettre en
place un processus continu, cohérent et concerté d'orientation.
II.2 Éviter les sorties prématurées et sans
qualification
L'accès à une
qualification de niveau V minimum constitue, depuis 1989, une finalité majeure
du système éducatif, et la diminution des sorties sans qualification, une
priorité et une condition de la lutte contre les exclusions.
Il importe de fidéliser les élèves et de lutter contre les
sorties précoces en cours de formation, en agissant aussi bien auprès des
professionnels qui accueillent les élèves au cours des périodes de formation en
entreprises qu'en mettant en place un dispositif d'appui au sein de chaque lycée
professionnel.
Plus spécifiquement, il
s'agit de limiter les sorties du système éducatif sans qualification pour trois
catégories d'élèves :
- les élèves en
grande difficulté sociale, psychologique et scolaire, en voie d'exclusion qui
peuvent bénéficier d'une formation adaptée au CAP ;
- les élèves en fin de première année d'un cycle
professionnel ;
- les élèves issus des
voies d'enseignement général ou technologique du lycée découragés par des échecs
successifs en 2nde, en 1ère ou en terminale qui sont en situation de
"décrochage" et qui se présentent sans qualification sur le marché du
travail.
Par conséquent, la priorité pour
les équipes éducatives est de repérer les élèves en situation de rupture ou en
risque d'abandon, dès les premiers signes d'absentéisme ou de grande difficulté.
Elles travailleront en lien avec les animateurs de la mission générale
d'insertion. Les actions qui ont pour objectifs la remotivation, l'accueil et la
préparation à la qualification doivent être articulées étroitement aux parcours
scolaires, afin d'aboutir à une meilleure insertion
professionnelle.
III - Poursuivre la
mise en œuvre et l'accompagnement des innovations pédagogiques et éducatives
III.1 Renforcer le
pilotage académique
Le dispositif
d'accompagnement mis en place dans chaque académie sera reconduit et, si
nécessaire, renforcé et réorienté afin de satisfaire les besoins identifiés au
cours de la présente année scolaire. Vous veillerez à maintenir la mobilisation
des cadres (inspecteurs, chefs d'établissement assistés par leurs chefs des
travaux) autour des mesures nouvelles.
Le
travail conjoint des chefs d'établissement et des inspecteurs de l'éducation
nationale sera poursuivi notamment pour expliciter la cohérence d'ensemble des
différentes mesures, améliorer le pilotage, l'accompagnement et l'organisation
pédagogique. Les chefs de travaux seront associés à cette démarche.
La formation des enseignants à la
pluridisciplinarité, à la conduite de projet, à l'aide individualisée, nécessite
de faire émerger de nouveaux formateurs. La concertation entre les corps
d'inspection et les IUFM doit favoriser l'émergence de ces nouveaux profils.
Pour renforcer leur efficacité, il est nécessaire de constituer des équipes
disciplinaires ou pluridisciplinaires, encadrées par des inspecteurs et/ou des
experts. Les outils méthodologiques et pédagogiques pluridisciplinaires et
disciplinaires issus de ces travaux pourront être mis en ligne sur le site
ÉduSCOL.
III.2 Appliquer les nouvelles
grilles horaires
À partir de la
rentrée 2002, les arrêtés du 17 juillet 2001, relatifs à l'organisation et aux
horaires des enseignements dispensés en BEP et en baccalauréat professionnel,
sont applicables à l'ensemble des cycles du BEP et du baccalauréat
professionnel. Les nouvelles grilles horaires du CAP vont faire l'objet d'une
prochaine parution au B.O. Vous veillerez à l'application de ces horaires, sauf
situations particulières qu'il vous reviendra d'apprécier.
III.3 Conforter les innovations pédagogiques
Le projet pluridisciplinaire à
caractère professionnel (PPCP)
Un rapport
de l'IGEN faisant le bilan de la 1ère année de mise en œuvre des PPCP met en
évidence l'importance de la concertation pour leur réussite.
Les chefs d'établissement veilleront à ce que celle-ci soit
effectivement réalisée aux différentes phases de mise en œuvre du projet
(préparation, régulation et évaluation).
Je
vous rappelle que sur le volume horaire global consacré au PPCP, 12 heures en
BEP et 10 heures en baccalauréat professionnel peuvent être consacrées à la
concertation des équipes pédagogiques concernées. Durant celles-ci, les élèves
réaliseront une activité liée au PPCP. La concertation sera facilitée par
l'instauration d'une plage horaire hebdomadaire dédiée à cette activité. Les
heures éventuellement libérées lors des périodes en entreprise pourront
également être valablement utilisées à cet effet. Je vous invite à mettre en
place des mesures identiques dans les classes de première année préparant au
CAP, dont l'organisation et les horaires de formation font l'objet d'une
rénovation à paraître prochainement au B.O.
Une brochure destinée aux enseignants et aux chefs d'établissement, sera
publiée par la DESCO au cours du 1er semestre de l'année 2002. Elle apportera
des compléments d'information, des recommandations, des outils méthodologiques
et des illustrations afin d'accompagner les équipes. Elle offrira également des
propositions d'organisation permettant de mieux articuler les différents types
de projets auxquels les élèves participent (PPCP, projets techniques, projets
artistiques et culturels).
L'éducation
civique, juridique et sociale (ECJS)
L'enseignement d'éducation civique, juridique et sociale, mis en œuvre à
la rentrée 2001, dans les classes de seconde professionnelle et de première
professionnelle, sera généralisé à la rentrée 2002 à l'ensemble des élèves des
cycles de BEP et de baccalauréat professionnel.
Le programme spécifique élaboré par le groupe d'experts a fait l'objet
d'une parution au B.O. le 30 août 2001. Une brochure d'accompagnement rédigée à
l'usage des équipes pédagogiques accompagne la mise en œuvre de ce programme.
Elle a été diffusée dans tous les lycées professionnels.
Il est rappelé que cet enseignement doit être mis en œuvre
dans le cadre de regroupements d'heures par des enseignants des disciplines
d'enseignement général et professionnel.
La DESCO procédera, en cours d'année, à un premier bilan à partir d'un
questionnaire adressé à tous les établissements.
Les périodes en entreprise
L'efficacité des périodes en entreprise (PFE, PFMP, stages) implique leur
intégration effective dans le processus de formation et dans les progressions
disciplinaires.
La mise en œuvre de
l'encadrement pédagogique des périodes en entreprise implique la mobilisation de
tous les membres de l'équipe éducative. Vous veillerez à ce que les proviseurs,
assistés des chefs de travaux et des coordonnateurs des relations
école-entreprise, animent des groupes chargés d'analyser, d'accompagner et
d'établir un bilan des pratiques de l'année écoulée en vue de l'amélioration de
la qualité des périodes en entreprise.
L'aide individualisée et les modules
J'appelle votre attention sur le fait que l'évaluation à l'entrée en
classe de seconde, qui servait de base à la mise en place des modules et de
l'aide individualisée, est modifiée à partir de la rentrée 2002. La forme
utilisée jusqu'ici, recourant à des protocoles nationaux, est en effet
supprimée. Pour autant, la nécessité d'évaluer les élèves en début d'année
scolaire demeure. À cet effet, les enseignants pourront utiliser les protocoles
de rentrée des années antérieures ou trouveront des outils d'aide à l'évaluation
sur le site du ministère de l'éducation nationale : http://www.education.gouv.fr/banqoutils
(nom d'utilisateur : outils, mot de passe : dpd). Ces outils d'aide à
l'évaluation peuvent être utilisés avec profit pour évaluer les élèves tout au
long de l'année.
Vous veillerez
particulièrement à ce que l'heure d'aide individualisée en français ou en
mathématiques en seconde professionnelle soit effectivement utilisée à cet
effet. Cette aide est réservée aux élèves qui rencontrent le plus de difficultés
dans ces disciplines. Elle doit être organisée pour permettre aux équipes
pédagogiques d'apporter des réponses adaptées aux besoins identifiés de chaque
élève.
Dans le cadre de cet enseignement,
les technologies de l'information et de la communication sont des supports
efficaces de diversification pédagogique. Les outils mis en œuvre dans ce cadre
réclament l'émergence de projets associant des professeurs, des inspecteurs et
des experts (notamment des IUFM et des CRDP). La mise en ligne de certains
travaux sur les sites académiques et nationaux ou la diffusion par les CRDP
permettra de les faire connaître largement.
Concernant les modules, il importe de rappeler qu'ils ont été conçus pour
répondre prioritairement aux besoins de tous les élèves en matière
d'apprentissages méthodologiques.
La
brochure de la DESCO, parue en novembre 1998 "Comment enseigner autrement en
lycée professionnel : l'exemple des modules", qui précise les principes,
l'organisation et les axes d'apprentissage et d'évaluation de cet enseignement,
constitue toujours un document de référence.
Le brevet informatique et internet de niveau 3
Le brevet informatique et internet comporte actuellement
deux niveaux de maîtrise des technologies de l'information et de la
communication, validés l'un à l'école primaire et l'autre au collège. Le lycée
professionnel doit procéder à la préparation et à la validation du niveau 2
quand il n'a pas été atteint au collège.
Un
niveau 3 du B2i est en cours de définition. Il précisera les compétences que les
élèves doivent maîtriser à l'issue de leur scolarité au lycée. Un texte
spécifique définissant et fixant les modalités de mise en œuvre de ce niveau du
B2i sera diffusé prochainement.
Les classes
à projet artistique et culturel (PAC)
L'enseignement professionnel demeure une priorité du plan de
développement des arts et de la culture, en particulier à travers des classes à
projet artistique et culturel.
Des
dotations spécifiques ont permis de mettre en place plus de 2 100 classes à
projet artistique et culturel au cours de l'année 2001-2002 dans les lycées
professionnels ainsi que dans les sections d'apprentissage gérées par les EPLE.
L'objectif est d'arriver à la rentrée 2002 aux 3 000 classes à PAC initialement
prévues en lycée professionnel.
La
circulaire n° 2001-104 du 14 juin 2001 précise les modalités de réalisation des
projets artistiques et culturels dans les classes, en partenariat, notamment,
avec les DRAC.
Pour soutenir l'action des
équipes pédagogiques, un document d'information a été adressé à tous les
établissements.
Il est rappelé que les
équipes pédagogiques engagées dans ces projets peuvent bénéficier d'un
accompagnement auprès des inspecteurs de toutes les disciplines concernées et du
groupe de pilotage académique. Celui-ci est, en général, animé par le délégué
académique à l'éducation artistique et à l'action culturelle.
Le groupe académique de pilotage veillera à faciliter
l'articulation des PAC avec certains PPCP.
Développer l'éducation physique et sportive (EPS) et le sport scolaire
L'enseignement commun d'éducation physique
et sportive répond à une forte demande des lycéens. Les programmes d'EPS dans
l'enseignement professionnel ont été élaborés par un groupe d'experts et mis en
concertation. Une commission est chargée de définir les modalités d'évaluation
de l'EPS aux CAP, BEP et baccalauréat professionnel.
Chaque académie s'attachera à développer les ateliers de
pratiques sportives et artistiques (APSA) dans les cycles CAP et BEP. Les
ateliers mis en place en 2001-2002 seront reconduits sans exclure une
modification de l'activité proposée. Les horaires de plein air inscrits dans le
cadre d'un projet pédagogique effectif seront maintenus.
Par ailleurs, la participation des élèves au sport scolaire
sera encouragée. En effet, le sport scolaire, pratique volontaire en
prolongement de l'EPS obligatoire, joue un rôle fondamental dans l'enseignement
professionnel, pour l'accès à la culture sportive de manière critique et
originale, pour l'accès à des pratiques associatives.
Développer les sections européennes
Les sections européennes ont connu un essor très important
dans les lycées professionnels. Il est indispensable de poursuivre ce
développement qui répond aux besoins et aux motivations des
élèves.
La perspective d'un stage en
entreprise dans un pays étranger est de nature à motiver les élèves pour l'étude
de la langue en usage dans ce pays et dans l'entreprise. Cette étude est par
ailleurs l'occasion de mettre en place des modalités pédagogiques variées
(période d'enseignement intensif, interventions de formateurs ou de
professionnels des pays étrangers dans le cadre de séjours en France ou par le
biais de l'internet, de la vidéocommunication, etc.).
La recherche de formules originales et de partenariats avec
les établissements et les entreprises dans d'autres pays doit également être
encouragée pendant l'année scolaire 2002-2003.
Généraliser l'attestation EUROPRO
L'attestation EUROPRO a pour but de valoriser l'expérience
professionnelle acquise par les élèves ayant effectué tout ou partie de leur
période de formation en entreprise dans un pays européen.
Les conditions de son obtention font l'objet d'un arrêté en
cours d'examen devant les instances consultatives compétentes. Ce texte devrait
être publié au cours du dernier trimestre de l'année scolaire en vue d'une
application à la rentrée 2002.
La procédure
conduisant à sa délivrance est actuellement expérimentée dans les académies de
Dijon, Toulouse et Bordeaux.
Dans tous ces
domaines pédagogiques, le site ÉduSCOL de la DESCO (http://www.eduscol.education.fr/)
offre un accès à de nombreuses informations et contributions. Il permet
notamment de consulter des textes de référence, des exemples et d'accéder à des
sites académiques. Il a vocation à valoriser et à mutualiser des expériences
académiques par leur diffusion au plan national. Il importe que vous contribuiez
à enrichir et à accroître ces échanges en portant cet outil à la connaissance
des équipes pédagogiques et en les invitant à participer à la production des
ressources mises en ligne.
IV-
Promouvoir l'apprentissage de la citoyenneté
IV.1 Lutter contre les discriminations
Une circulaire interministérielle
relative à la relance du dispositif 114-CODAC (commissions départementales
d'accès à la citoyenneté) du 30 octobre 2001, permet de renforcer la lutte
contre les discriminations et l'accès de tous les élèves à la
citoyenneté.
Ce texte vise à l'amélioration
du fonctionnement des CODAC, chargées d'aider les jeunes issus de l'immigration
à s'insérer plus facilement dans l'emploi et la vie sociale. Ces commissions
sont en outre le relais local du traitement et du suivi des signalements de
discrimination raciale reçus au numéro d'appel gratuit "114".
L'éducation nationale est représentée dans les CODAC par
l'inspecteur d'académie qui en devient le second vice-président, afin de
favoriser une mobilisation accrue des services de l'éducation dans ce
domaine.
Le ministère de l'éducation
nationale intervient plus particulièrement dans :
- l'articulation de l'action de la CODAC avec les autres dispositifs
publics de proximité, tel que le programme "NouvelleS ChanceS" ;
- les actions d'information sur le dispositif 114-CODAC
auprès des jeunes en formation initiale dans les établissements où certains
élèves rencontrent des difficultés d'accès aux stages ou à
l'emploi.
Il appartient aux inspecteurs
d'académie, directeurs des services départementaux de l'éducation nationale,
d'assurer cette mission auprès des établissements.
IV.2 Généraliser l'heure de vie de classe
Dès la rentrée 2001 a été préconisée la mise en place
d'heures de vie de classe dans tous les lycées professionnels. Ces heures de vie
de classe constituent un moment d'échanges entre élèves et membres de la
communauté scolaire sur les questions liées à la vie de classe et à la vie
lycéenne.
Les équipes engagées dans cette
démarche doivent être encouragées à poursuivre et à mutualiser les actions
entreprises en 2001.
La brochure intitulée
"Au XXIème siècle, qu'est ce qu'être majeur-e ?" fournit un support particulier
de cette activité éducative.
IV.3
Favoriser les initiatives lycéennes
Associer les élèves à la vie de leur établissement, les encourager à
prendre des responsabilités et à initier des projets contribuent à la formation
de la personne et à l'éducation à la citoyenneté.
Le bon fonctionnement des conseils des délégués pour la vie lycéenne
(CVL) est essentiel. Il y aura lieu notamment d'être particulièrement vigilant à
la bonne organisation des élections qui se dérouleront au début de l'année
scolaire. Ceci suppose au préalable une sensibilisation de l'ensemble des élèves
à l'importance de ce scrutin et une bonne information sur le rôle de cette
instance, sachant que cette élection intervient seulement pour la deuxième
fois.
Il convient de rappeler par ailleurs
que le fonds de vie lycéenne, dont les finalités et les modalités ont été
précisées par la circulaire n° 2001-184 du 26 septembre 2001, permet
d'accompagner financièrement les initiatives des lycéens en matière de formation
des élus, d'information, de communication, de prévention des conduites à risque,
d'éducation à la santé et à la citoyenneté mais aussi de lutte contre la
violence, d'organisation d'animations culturelles ou éducatives.
L'attention des chefs d'établissement doit être appelée sur
le rôle essentiel des adultes de l'établissement dans l'accompagnement de ces
initiatives lycéennes.
V -
L'éducation et la formation tout au long de la vie
V.1 Proposer des
réponses adaptées pour l'accueil des publics dans le cadre des GRETA
La participation des lycées
professionnels aux actions de la formation continue des adultes, ou de leur
requalification, et aux activités des GRETA doit être activement
encouragée.
Les établissements offrant des
formations professionnelles, qu'ils bénéficient déjà du label "lycée des
métiers" ou qu'ils soient engagés dans la démarche permettant d'obtenir ce
label, ont en effet vocation à apporter une réponse adaptée aux besoins en
formation professionnelle continue émanant des individus et des entreprises du
territoire concerné (formation, ingénierie, bilan, conseil...). Cette réponse
repose sur les potentialités bien identifiées du lycée, s'inscrit dans la
stratégie du GRETA dont le lycée est membre et contribue ainsi au développement
local.
La place accordée à la formation
continue des adultes par le lycée dans le cadre du GRETA, en offrant des
occasions de rencontres et d'échanges entre jeunes et adultes, est aussi de
nature à favoriser la socialisation des élèves et la construction de leur
identité professionnelle. Elle permet également aux enseignants de mettre en
œuvre des pratiques pédagogiques originales qui, pour partie, peuvent être
réinvesties avec le public de la formation initiale (positionnement,
individualisation...).
V.2 Renforcer
les dispositifs d'accès à la validation des acquis de l'expérience (VAE)
Le droit à la validation des acquis de
l'expérience constitue pour les adultes une voie d'accès aux diplômes de
l'enseignement technologique et professionnel qu'il importe de promouvoir et de
développer dans l'esprit voulu par la récente loi de modernisation sociale. Les
buts sont de faciliter et d'améliorer l'accès au marché du travail, d'améliorer
et préserver l'aptitude à l'emploi, de promouvoir la mobilité professionnelle.
Vous veillerez à élaborer des modalités de
réponse aux besoins de validation des acquis des personnes et à mettre en place
les structures opérationnelles complémentaires des services académiques chargés
des examens et des diplômes. Les lycées professionnels, plus particulièrement
les lycées des métiers, ainsi que les centres d'information et d'orientation
seront mobilisés pour assurer un accueil et une information de qualité sur la
VAE.
Je vous invite par ailleurs à prendre
les initiatives qui auront pour objectif de faciliter la participation des
enseignants à l'accompagnement des candidats ou aux travaux des
jurys.
Enfin, la formation des acteurs de
la VAE, et notamment des membres des jurys, fera l'objet d'une attention
particulière. Dans ce sens, je vous saurais gré de bien vouloir mobiliser les
corps d'inspection et les IUFM. Il importera notamment de permettre les échanges
de pratiques entre les enseignants des lycées
professionnels.
VI - Renforcer
l'encadrement de l'apprentissage
L'éducation nationale assure un rôle essentiel en matière de formation
par apprentissage. Il lui appartient en effet d'exercer le contrôle pédagogique
et administratif de cette formation dans les deux lieux où elle se déroule : les
centres de formation d'apprentis (CFA) ou les sections d'apprentissage (SA) et
les entreprises.
Vous veillerez à inscrire
ces missions de contrôle dans la politique définie au sein du service académique
de l'inspection de l'apprentissage et à impliquer particulièrement les corps
d'inspection à compétence pédagogique dans l'exercice de cette
mission.
Le contrôle de la formation par
apprentissage concourt en effet au développement qualitatif de cette voie de
formation, notamment en contribuant à développer une pratique globale et
cohérente de la pédagogie de l'alternance. Il est aussi l'occasion d'apporter
des conseils aux formateurs des centres de formation et aux maîtres
d'apprentissage et peut favoriser le développement de la mise en œuvre du
contrôle en cours de formation dans l'apprentissage.
Je vous rappelle qu'un guide sur les missions des corps
d'inspection a été publié et diffusé auprès des SAIA afin de les aider dans
l'exercice de cette mission.
Votre
implication personnelle, ainsi que celles de vos conseillers - en particulier
les DAET, les DAFCO et les CSAIO - dans la revalorisation de l'enseignement
professionnel, a permis d'inverser la tendance à l'érosion des inscriptions et
de donner une impulsion forte à la rénovation de cette voie
d'enseignement.
La mobilisation de tous les
acteurs académiques, enseignants, chefs de travaux, chefs d'établissement et
inspecteurs pour la nouvelle étape de progrès, permettra d'ancrer une nouvelle
image de réussite de la voie des métiers.
Pour le ministre de l'éducation nationale
et par délégation,
Le directeur de
l'enseignement scolaire
Jean-Paul de
GAUDEMAR